Biographies des artistes

Sophie Le Corre

Sa rencontre avec la scène, à l’âge de huit ans, est une révélation. Elle commence son parcours professionnel à 20 ans en intégrant le Théâtre de la Forêt où elle fait ses premières armes avec des auteurs tels que Musset, Shakespeare, Maupassant, avant de rejoindre le Théâtre du Frêne dont les mises en scène signées Guy Freix lui feront sillonner la France, l'Italie, l'Allemagne, l'Afrique centrale... Elle travaille ensuite avec Donald Cardwell et, en parallèle, rejoint leThéâtre Carpe Diem où elle découvre l’univers du spectacle pour enfant avec « Histoires comme ça ! » de Rudyard Kipling. S’ensuivront plusieurs créations, dont « Dans la loge de Marie Dorval » de Gilbert Soussen, spectacle écrit pour elle et où elle relève le défi du seule en scène.

Elle aborde ici un rôle difficile tant Edith Piaf est encore présente dans la mémoire collective. Appliquée, minutieuse, elle s’est glissée avec beaucoup d’humilité dans la petite robe noire d’Edith Piaf, taillée à sa mesure. Sophie Le Corre, dans le rôle d’Edith Piaf, c'est une métamorphose qui se fait incarnation. Elle nous invite dans l’intimité des souvenirs de cette grande artiste, nous livre de touchantes confidences et, soudain, l’on y découvre une femme, tout simplement.

Emmanuelle Crivellé

Parcours atypique, Emmanuelle Crivelle commence d’abord sa formation de danseuse à 9 ans par le modern’ Jazz et seulement après par la danse classique. Elle pratique les deux de façon intensive pendant dix ans. Par le biais du modern’ jazz, elle découvre le Hip Hop qui l’amènera assez vite à intégrer la compagnie Boogi Saï avec laquelle elle part sur de nombreuses tournées.
 
Engagées ponctuellement par des artistes, elle participe à des clips,  émissions de télévision, et autres concerts. Toujours en quête de nouvelles pratiques, elle se forme à la Salsa puis intègre la compagnie   Paris salsa Gang. Mais c’est avec la compagnie Choréam, qu’Emmanuelle a pu allier tous ces styles de danses dans deux créations qui l’amèneront notamment en tournée à travers toute l’Afrique.
Forte de ces nombreuses expériences elle devient peu à peu chorégraphe sur divers évènements pour de grandes marques comme Coca cola, Repetto ou pour des artistes comme Assiah, Beya, Nausicaa.
 
C’est en toute logique, qu’Emmanuelle crée sa propre compagnie Milùna avec laquelle elle produira son premier spectacle Motion. En parallèle, elle enseigne le modern’ jazz, la salsa et le Hip Hop New Style.
 
De sa collaboration avec la Cie Zambra elle dit :
« Ce rôle, lourd de sens, au sein de la compagnie Zambra m'a permis d'aborder ma pratique sous un nouvel angle de baigner au milieu de nouvelles énergies, de me nourrir de nouvelles influences artistiques. »

Raoul Petit

Raoul Petit aborde la pratique artistique dès son plus jeune âge par la guitare. A 21 ans, il découvre les arts du cirque, qu'il mêle assez vite sur scène à la musique et au chant. Il a en lui une insatiable soif d'apprendre, d'élargir ses connaissances. En 1999, il intègre l'école Marcel Marceau. En même temps que la pantomime et l'art du clown, il explore d’autres univers comme la danse flamenca, la magie, le tango argentin, le théâtre, la jonglerie et toujours la guitare classique espagnole. Il crée alors le personnage de Justin Quidam, qui mélange toutes ces pratiques. Raoul Petit, auteur-compositeur-interprète, a créé une dizaine de pièces en solo ou en duo, indifféremment, pour la scène, la rue ou le chapiteau. Il est aussi Monsieur Loyal au Cirque Oval et au sein de la Compagnie du Bois Midi.

Quand cet artiste aux mille facettes arrive sur la scène des « Mots d'amour », on ne devine pas tout de suite qui il est. La démarche et le regard de cet homme fluet, légèrement fardé, au pantalon noir à bretelles et à la chemise blanc cassé, interpellent. Puis tout devient clair : il est le badaud qui déambule dans les rues de Paris, le couple tantôt amoureux, tantôt déchiré, il est la pluie, le soleil, un contorsionniste, des oiseaux qui s'envolent, il est aussi la joie, la douceur, la douleur... la vie. Raoul est drôle, étonnant, parfois dérangeant et réussit à nous transporter dans son univers, en invitant notre imaginaire à rejoindre le sien.

Lucie Chevalier

Après 12 ans de danse classique et de danse de caractère, Lucie Chevalier découvre le classique espagnol avec Marie-Christine Daviet, chorégraphe du spectacle « Mousquetaire de Richelieu » au Puy-du-Fou. Elle rejoint très vite l'équipe pour plus de 500 représentations dans le rôle principal, celui de la danseuse espagnole. C'est là qu'elle se passionne pour le flamenco.

Après une formation complète avec des professeurs français et espagnols, elle intègre la compagnie Sirocco et travaille en collaboration avec le groupe Viento de rumba.

Aujourd'hui, Lucie Chevalier transmet à son tour en enseignant, dans le cadre de stages, le flamenco et les sévillanes.

Marie Eve Dellaca

Passionnée par les arts, Marie-Eve Dellaca s'initie dès l’âge de 5 ans à la pratique des danses académiques, de la musique (piano, violon) et du théâtre.

En 2004, elle découvre le flamenco, d'abord à Bordeaux, ville dont elle est originaire, puis en région parisienne où elle réside depuis. Elle participe aux stages organisés par de grands noms du flamenco, notamment au Festival de Mont-de-Marsan. En 2011, elle part à l'académie sévillane "Andrés Marin" où elle se forme auprès de Leonor Leal.

« Depuis toute petite, je suis passionnée par le flamenco. Etant originaire d'Espagne, j’ai découvert cette danse dans les fêtes de famille.Bercée par la langue et la culture espagnoles, j'en ai fait mon métier et ne cesse de diffuser et faire découvrir ma passion à d'autres, jeunes ou moins jeunes. » Marie-Eve Dellaca

Cédric Diot

 Cédric Diot commence tôt la musique. A l’âge de dix ans, étudie la guitare classique au CNR de Saint-Maur-des-Fossés tandis qu’il joue dans différents groupes de rock, et poursuit des études de musicologie à l’université Paris VIII. En 1998, il se passionne pour la guitare flamenca qu’il choisit de pratiquer. Parallèlement, il crée un groupe de musique irlandaise, Shebeen, au sein duquel il joue du banjo, de l’accordéon, de l’harmonica et du tin whistle, participant de nombreuses fois au Festival interceltique de Lorient. Ainsi, il n’hésite pas à s’approprier différents genres musicaux aussi riches que variés.

Très vite, il se fait l’interprète virtuose des instruments qu’il pratique. En flamenco, sa formation de musicien est complète et il s’adonne avec la même habileté à la guitare et au cajón. C’est donc tout naturellement qu’il accompagne les danseuses de flamenco Carmen Alvarez et Annabelle Richefeu dans leurs cours respectifs. Il est aussi sollicité pour intervenir dans les stages et dans les spectacles des grands noms du flamenco, comme María del Mar Moreno, Fran Espinosa, Andrés Peña, Israel Galván, Joaquín El Grilo, Farruquito, José Maya, Pilar Ogalla, Juana Amaya, Leonor Leal…

En 2006, il rejoint Zambra, la compagnie créée par Annabelle Richefeu. De cette collaboration naît le spectacle « Esencias » qu’il a intégralement composé, tout comme « Il était une fois… le Flamenco ».

Son talent de compositeur et de musicien s'affirme au fil de sa carrière. Il réalise ainsi les bandes-sons de plusieurs films, courts-métrages et jeux vidéo. C’est par son talent exceptionnel de guitariste flamenco et par son éclectisme qu’il parvient, dans « Les Mots d’amour », à transporter la foule vers d’autres temps, d’autres danses, comme des souvenirs éparpillés de la chanteuse française qu’évoquent les cordes de la guitare.

Laura Bouaziz

Laura Bouaziz pratique la danse depuis l'âge de 10 ans. Danseuse aux multiples facettes, elle s'inspire de ses différentes influences artistiques (danse classique, flamenco, hip hop... ) et les mêle pour nous offrir un style très personnel, une fluidité des mouvements dont la grâce le dispute à l’esthétisme.

Depuis 2007, Laura Bouaziz multiplie les projets artistiques avec de nombreux spectacles chorégraphiés par Sandra Samson : « Moment chorégraphique », « Au p’tit bonheur, conte absurde », « Autour du répertoire, du baroque à nos jours »...

Une danseuse riche d'une expérience scénique variée.

Solena Astorga

C'est à l'âge de 5 ans que Solena Astorga débute l'apprentissage du flamenco. D'origine espagnole, la pratique de cet art est pour elle une évidence. Elle se forme en France, puis en Espagne, à Madrid et à Séville, avec La China, La Tati, Miguel Caña et bien d'autres grandes figures du flamenco.

« Ces années de pratique m’ont permis de me construire à travers l’univers de la danse et les stages, pratiqués en Espagne ou en France, n’ont fait que renforcer l’envie d’en apprendre toujours plus. » Solena Astorga

Sa fraîcheur, sa fougue et sa détermination n'ont d'égal que l'émotion qu'elle dégage ; une belle lumière intérieure et un talent surprenant pour son si jeune âge.

Philippe Régal

Philippe Régal débute la danse il y a environ 15 ans. Tout commence par hasard dans le cadre d’un projet de modern jazz. Il se passionne pour cette discipline puis intègre rapidement la compagnie de Myriam Le Bail, qui lui permet de faire ses armes sur scène. Deux ans après, il découvre le hip hop et adhère immédiatement à l’esprit de cette danse. Il rentre dans la compagnie Atout pris des chorégraphes Arnaud Minatchy et Emmanuelle Crivellé. Cette dernière crée sa propre compagnie Miluna en 2007 et il la rejoint pour participer à la création de « Motions ». En parallèle, il donne des cours de jazz, hip hop et ragga-dancehall dans le but de transmettre avec passion toutes ses influences artistiques.

« Et puis il y a eu Marcel… » résonne sur scène comme l’apparition d’un grand bonheur. Philippe Régal incarne le rôle de Marcel Cerdan, l’amour éperdu d’Edith Piaf. Une danse forte et puissante, comme si le charisme magnétique du champion de boxe le transcendait. Entre ondulations fluides et désarticulations saccadées, ses mouvements sont ancrés dans le sol, avec des respirations et des suspensions dans le temps et l’espace. Loin des pas académiques, il magnifie les fusions de styles jusqu’à donner le sien : urbain avec des touches latines et contemporaines. Ici, dans ce duo flamenco-hip hop, le spectateur est immergé dans une aura sensuelle où l’amour a toute sa raison d’être.

Un artiste dont la sensibilité est à l’image de son humilité et de sa sincérité.

« La sensibilité artistique commence quand tu te soumets à l’art (…). A mes yeux, la danse n’a pas de limites, il faut l’aimer avec passion pour libérer son cœur et son âme. » Philippe Régal

Sandra Nazé

Sandra Nazé pratique la danse depuis plus de 20 ans.

A 9 ans, elle découvre le modern jazz. C'est à travers cette discipline qu'elle fait ses premières armes sur scène avec la compagnie Harlem Nocturne de Myriam Quevedo ou encore avec AJC! Ça JazZ!, compagnie avec laquelle elle se produit régulièrement sur scène.

En 2006, elle découvre le flamenco, se passionne pour cet art et entame une formation d'abord en France, puis en Espagne, à Séville et à Jerez de la Frontera, avec de grands danseurs tels que Rosa Belmonte, Adela Campallo...

Déjà invitée par Annabelle Richefeu sur les spectacles « B.O. Pôle » et « Don Juan », c'est tout naturellement que Sandra Nazé rejoint la compagnie Zambra pour le spectacle « Les Mots d'amour ».